Salut à toi, jeune homo sapiens !

Comme tu le sais, je ne suis pas toujours très bon public. J’ai trouvé Thor un peu tiédasse, et Pirates des caraïbes 4 aussi rance que réchauffé. Mais quand un film me plaît… il me plaît vraiment ! C’est le cas de X-Men : First Class (pardon, X-Men, le commencement, en bon français) de Matthew Vaughn. D’abord, je dois dire que l’un des précédents films de Vaughn, Stardust, est l’un des joyaux de la fantasy moderne, sans doute le meilleur film du genre depuis Le Seigneur des Anneaux (et avant Bilbo le Hobbit ?). Si tu ne l’as pas vu, tu peux courir le louer, d’autant plus qu’il est adapté d’un roman du grand Neil Gaiman, l’idole de tous les trolls qui se respectent.
 
Mais revenons à nos mutants. Les X-Men, tu connais, pas la peine de te faire un dessin. Plus bas, Kritikette va t’expliquer en quoi ce sont des personnages de fantasy au même titre que des gamins en pull armés de baguettes en bois lumineuses et montés sur des balais. Dans cet épisode, on revient aux origines de la saga, c’est à dire aux années 1960, l’époque à laquelle Stan Lee et Jack Kirby ont effectivement créé la BD chez Marvel. Erik Lehnsherr (Michael Fassbender), rescapé des camps de concentration, traque les anciens nazis responsables de la mort de sa famille. Mais Erik n’est pas un simple humain : il a le don de contrôler les champs magnétiques, ce qui lui permet de manipuler à sa guise tout objet constitué de métal. Dans sa quête de vengeance, il croise un autre jeune homme doté d’étranges pouvoirs, le télépathe Charles Xavier (James McAvoy). Afin de s’opposer aux visées destructrices du vilain Sebastian Shaw (Kevin Bacon) et de ses acolytes, les deux amis vont réunir et entraîner d’autres mutants. Comment ces deux camarades finiront-ils par devenir les ennemis jurés connus sous les noms de Professeur X et Magneto ? Indice : la réponse est dans le film…
 
Non seulement les personnages principaux sont interprétés à la perfection, mais le reste du casting fonctionne lui aussi à merveille. Mention particulière à Jennifer Lawrence, qui apporte beaucoup de personnalité et d’humanité à la jeune Mystique, l’une des héroïnes les moins fouillées des précédents X-Men. Même les personnages les plus secondaires, comme le Hurleur ou Azazel, ont suffisamment de charisme pour qu’on ait envie de les revoir. Bien sûr, le film a ses défauts (une musique pas inoubliable, notamment), mais il propose enfin une véritable histoire avec des enjeux prenants, des destins passionnants et des morceaux de bravoure trépidants ! Ce qui est déjà bien mieux que 80% des films adaptés de comics. Alors, bien sûr, ce n’est pas vraiment fidèle à la BD, les scénaristes ont mélangé des personnages et des histoires de plusieurs époques pour coller à la continuité établie par les précédents films (qui, eux, se déroulent de nos jours). Mais peu importe, c’est suffisamment réussi pour qu’on fasse l’effort d’oublier un peu les “vrais” X-Men originaux, Cyclope, Jean Grey et compagnie. Quant aux fans de Wolverine… non, je ne te dirai rien, tu iras voir le film !
 
En conclusion, je dirai simplement que j’ai hâte de voir la suite, ce qui n’était pas gagné après X-Men, l’affrontement final et Wolverine, deux des plus mauvais films du genre. La franchise mutante a su évoluer dans le bon sens en revenant à ses origines : joli paradoxe, non ? Et puis, un film de super-héros qui ose marier l’histoire, la vraie, et la fiction, ça fait toujours plaisir. Du coup, j’ai encore plus hâte de voir ce que va donner le Captain America de Joe Johnston, qui se déroule lui pendant la Seconde Guerre mondiale ! Réponse en août…

Chef Kritik, troll

Ma note : 9,5/10 (il faut bien garder une marge de progression…)
 

Bon, je ne vais pas en rajouter sur la qualité du film, d’autant que je suis cette fois férocement d’accord avec mon chef bien-aimé. Mais je voulais ajouter une petite chose qui m’a frappée. J’avais déjà expliqué ici en quoi les X-Men et leurs ennemis me faisaient penser aux créatures fantastiques des univers de fantasy. En voyant ce film, j’ai eu l’illumination : des jeunes gens doués de pouvoirs surnaturels qui apprennent à s’en servir dans une école installée dans un grand manoir, ça ne te dit rien ? Et deux hommes d’abord très amis (voire un peu plus), qui finissent par devenir les pires ennemis à cause d’une divergence idéologique ? Eh oui, mutants et sorciers, même combat ! Le parcours du Professeur Xavier et de Magneto rappelle beaucoup celui d’Albus Dumbledore et du premier Mage noir, Gellert Grindelwald, dans l’univers de Harry Potter ! L’un prône la coexistence pacifique des humains et des “surhumains”, l’autre voudrait voir ces derniers prendre le pouvoir sur Terre… Évidemment, la comparaison s’arrête là (quoique Cyclope est obligé de porter en permanence des lunettes, lui aussi). Mais cela montre encore une fois que la différence entre l’univers des super-héros et celui des personnages de fantasy est bien mince…

Kritikette, trollesse

Ma note : 9,5/10 (ce qui n’est pas juste bien, mais carrément top)